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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 07:13

 


A méditer...



Mondialisation : Les organisations présentes à Paris à l'occasion du forum de l'OCDE.

 
 
 

Front syndical global contre les fonds d'investissement (*)

 
 
 
 
 

C'en est fini des refrains sur la mondialisation à visage humain, les opportunités sur les nouveaux horizons, les rêves de partage équitable des fruits de la croissance mondiale. Les syndicats mondiaux sont montés au créneau hier pour fustiger «les énormes dysfonctionnements de la mondialisation»Relégués dans une arrière-salle dépeuplée de la Bourse de Paris, en marge du forum annuel de l'OCDE ­ le club des 30 pays les plus prospères ­ pourtant placé sous le signe de «l'équité», les leaders des confédérations internationales, européennes et américaines des syndicats ont dénoncé dans un quasi-désert médiatique la financiarisation de l'économie et ses dommages collatéraux sur les salariés.

 
 
 

«On n'est plus des pompom girls louant la mondialisation, estime Guy Ryder (Confédération syndicale internationale). On croit au monde ouvert, mais on voit surtout augmenter la précarité et exploser les inégalités», comme le prouve un rapport de l'OCDE. En vingt ans, 17 pays sur 20 passés au crible connaissent un boom des inégalités salariales. «La réalité, c'est que jusque-là les gouvernements de l'OCDE ont échoué à rendre la mondialisation équitable», souffle John Sweeney (AFL-CIO, lire l'entretien ci-contre). «Le monde mérite mieux que d'être géré par des spéculateurs», renchérit John Monks (Confédération européenne des syndicats).

 
 
 

Principal symbole de ce «règne de la cupidité», selon eux, les fonds d'investissement. A commencer par les LBO (Leverage Buy Out, rachat par effet de levier), qui auraient atteint 600 milliards de dollars en 2006, un bond de 70 % par rapport à 2005. «Même Rodrigo Rato, le patron du FMI, qui n'a que le mot flexibilité à la bouche, me l'a dit : les fonds d'investissement menacent la stabilité financière internationale», rappelle Ryder. Monks : «Ils investissent dans leurs propres dividendes, mais rien dans la recherche, rien dans l'innovation, rien dans les salaires.» 

 
 
 

Les syndicats réclament l'instauration d'une taxe spécifique sur ces nouveaux acteurs et la création d'un groupe d'intervention pour imposer davantage de transparence. La question a été abordée le 7 mai lors d'une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, qui présidera le G8 dans moins de trois semaines. Mais, dit Ryder, «le Royaume-Uni, qui doit son succès à leur essor dans la City, n'est pas favorable à une régulation. Et le G8 préfère sans doute parler de la protection sociale dans les pays du Sud plutôt que de se pencher sur son démantèlement chez lui...». 

 
 
 


(*) http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/254052.FR.php

 
 
 
 
 

John Sweeney, patron du principal syndicat américain, dénonce la mainmise des fonds d'investissement : «Ils ont changé le visage du capitalisme» (*)

 
 
 
 
 

L'essor des fonds d'investissement a-t-il pris les syndicats de cours ? 

 
 
 

On est face à un challenge sans précédent avec la fulgurante lame de fond de ces «nouveaux investisseurs». Ils ont carrément changé le visage du capitalisme. Qu'ils soient des private equity (investissement dans les sociétés non cotées) ou hedge funds (fonds spéculatifs), ces fonds de placement sont guidés par une seule logique : des profits de 15 à 20 % sur trois à cinq ans maximum. Cette logique mine les conditions de travail, les retraites, la viabilité même des entreprises. Si, en dix-huit mois, l'industrie manufacturière a perdu 3 millions d'emplois, remplacés par des jobs jetables, mal payés et sans protection sociale, c'est en grande partie à cause d'eux.

 
 
 

Comment résister ? 

 
 
 

Rappelons déjà que les travailleurs ont beaucoup donné, beaucoup sacrifié. Ce sont eux qui ont dopé la productivité de 16 % entre 2000 et 2005, alors que, dans le même temps, la hausse de 7 % des salaires n'a même pas compensé l'inflation. En échange, on a vu une minorité de privilégiés engranger les fruits de la globalisation. La part des 1 % des salariés les mieux payés représentait 6,4 % du total des salaires en 1980 ; et 11,6 % en 2004 ! La part des salaires aux Etats-Unis dans le revenu national a baissé comme jamais dans l'histoire de notre pays : elle a chuté de 10 % entre 1970 et 2005, pour atteindre 45,3 %. Dans le même temps, la part des profits des dirigeants a atteint son plus haut niveau. Les 25 plus gros managers des fonds spéculatifs ont ainsi gagné l'an passé plus que les 40 000 profs de New York en trois ans ! Ce découplage-là, comme celui des parachutes dorés ou des salaires des patrons, 411 fois plus élevés que la moyenne des salaires aujourd'hui contre 42 fois en 1980, est obscène.

 
 
 
Quelles mesures préconisez-vous ? 
 

Imposer des règles ! Réveiller les gouvernements du G8 pour qu'ils imposent une réelle gouvernance ! Cela passe par un contrôle de ces fonds qui agissent dans l'opacité. Un seul exemple : pourquoi les plus-values des private equity qui revendent des entreprises ne sont pas taxées comme des revenus normaux ?

 
 
 
La politique de Bush a-t-elle amplifié cette dérive ? 
 
 
 

Pour les syndicats et les travailleurs, il a été pire que Nixon, Reagan et Bush père réunis. C'est le président-PDG des Etats-Unis. Sa politique fiscale a honteusement favorisé les plus riches. Ses choix budgétaires ont laminé le système éducatif et de santé. Sa volonté de dérégulation a été d'un cynisme d'une rare magnitude. Résultat, les entreprises ont été encouragées, à chaque fois, à prendre la porte arrière des négociations syndicales. A l'arrivée, au-delà de l'explosion des inégalités, la classe moyenne est tirée vers le bas, près du niveau de pauvreté...

 
 
 


(*) http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/254051.FR.php

 

John Sweeney est président de l'AFL-CIO, la plus importante confédération syndicale américaine.

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Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans Le mot du jour
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