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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 06:16

La stratégie d’EADS c’est actuellement les services partagés. Louis GALLOIS l’a clairement expliqué dans la « vision 2020 ».

 
 
 

Eurocopter n’y échappe donc pas. Nous avons expliqué à plusieurs reprises ce que sont les services partagés, et surtout d’où cela vient. Ce n’est pas apparu comme cela au hasard à EADS. C’est une « mode managériale » de gestion des entreprises qui se propage actuellement. Petit à petit comme le rappelle l’auteur de l’article, nous nous dirigeons vers l’entreprise sans usine, comme l’avait imaginé, il y a quelques années Serge TCHURUK le patron d’Alcatel, concept inventé par Peter Drucker

 
 
 

A suivre…

 
 
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
Eurocopter et la stratégie de services partagés, s'informer pour mieux comprendre...
 
 
 
Lundi 23 juillet 2007
 
 
 
Eurocopter : CSO, SSD, Centre de Services partagés, comprendre d'où cela vient .
 
 
 
 
 

 


Quand la gestion des RH rime avec externalisation (*)

 
 
 

Ce n'est pas encore l'entreprise éclatée que le superconsultant américain Péter Drucker appelait de ses vœux, mais ça y ressemble de plus en plus. Après leurs usines et leurs centres d'appels, les grandes entreprises regroupent en 2007 leurs services administratifs, comptables et de ressources humaines au sein d'entités juridiques distinctes, filialisées, voire sous-traitées ou délocalisées dans des pays low-cost.

 
 
 

Un mot magique désigne cet aggiornamento : CSP ou « centre de services partagés ». Apparu aux États-Unis à la fin des années 90, ce concept, nouvel outil de réduction des coûts de fonctionnement et des charges sociales, déferle en Europe. Des multinationales comme IBM ou H-P l'ont, les premières, adapté à leurs filiales situées sur le Vieux Continent. Des entreprises européennes, dont BMW et Audi, ont pris le relais. Malgré l'opposition des syndicats et la crainte des salariés touchés par cette nouvelle organisation ou susceptibles de l'être, un nombre croissant de grandes entreprises françaises ont découvert en 2007 les vertus des centres de services partagés. Mais, en dépit des mirobolantes économies escomptées, elles ont fort à faire pour vaincre la résistance des collaborateurs -y compris de certains managers qui freinent des quatre fers.

 
 
 

LE GROUPE EUROCOPTER A OUVERT LA MARCHE.

 
 
 

Dès le 1er janvier, le fabricant d'hélicoptères a mis en place deux centres de services partagés internes. Baptisé CSO (corporate services opérations), le premier est dédié aux ressources humaines et à la gestion administrative. L'autre, appelé SSD (shared services & deliveries), ne concerne que l'informatique. Consultés avant la mise en place de ces nouvelles structures, les syndicats de la maison ont renâclé. La direction a pris soin d'indiquer que l'opération n'aurait aucun impact négatif sur les effectifs, d'autant que les secousses actuelles chez EADS ont épargné le spécialiste européen des hélicoptères, en pleine forme. Mais la CFDT n'en démord pas : « CSP rime, à terme, avec réductions d'effectifs et délocalisations », estime un de ses représentants.

 
 
 

Il est vrai que la plupart des entreprises, surtout celles qui créent des CSP à marche forcée, accompagnent le processus de sévères réductions d'effectifs. C'est le cas de Rhodia, où le chantier du CSP, en cours depuis 2005, s'est achevé en début d'année 2007, avec des conséquences dont le directeur général adjoint, Bernard Chambon, ne fait pas mystère. Dans la seule fonction des ressources humaines, le nombre de collaborateurs sera réduit de moitié d'ici à deux ans. Le groupe économisera au passage 5 millions d'euros. «Mais il n'y aura aucun licenciement, des reclassements sont prévus », promet la direction à ses partenaires sociaux, pas vraiment convaincus.

 
 
 
MÊME SCEPTICISME SYNDICAL CHEZ EDF.
 
 
 

La direction de l'électricien avance prudemment sur le sujet. Au printemps, elle a posé la première brique d'un futur centre de services partagés. Dans un premier temps, seule la fonction comptable et financière de la maison mère, EDF SA, qui compte environ 2 000 agents, est concernée. Nom de code du projet: Calipso (comptabilité axée sur la lisibilité des processus et la simplification des organisations). La « structure cible » sera atteinte progressivement, d'ici à 2010. But de la manœuvre : mutualiser les services, bien sûr, mais aussi modifier l'organisation pour la rendre plus compatible avec la norme de qualité ISO 9000. Enfin, dématérialiser les factures afin d'automatiser le traitement des données. EDF a fait ses comptes: le CSP lui assure 15 de productivité en plus et des économies substantielles. Les syndicats, eux, ont réclamé et obtenu une expertise indépendante, afin de mesurer les probables effets sociaux de la démarche.

 
 
 

Les cabinets Idéforce et Syndex ont planché sur le dossier. Leur verdict : ni blanc ni noir. La spécialisation peut représenter un intérêt pour certains agents comptables. En revanche, soulignent les experts, il existe un «risque de déqualification d'autres emplois, une vision peu claire des nouvelles relations avec les clients (perte des contacts privilégiés), de faibles opportunités de carrière. L'expertise pointe aussi la modification des lieux de décision et des inconnues pour les petits sites de l'électricien ». « Nous resterons vigilants », gronde la CFDT. FO, elle, se dit carrément opposée au projet. Ce qui n'empêche pas EDF de mettre Calipso sur les rails.

 
 
 

Un nombre croissant de fonctions sont concernées, et la vogue des CSP touche même les services publics, eux aussi en quête d'efficacité et d'économies. Déjà, les Hôpitaux de Paris et la ville d'Issy-les-Moulineaux ont les leurs. Ce phénomène, en 2007, non seulement s'est étendu à un nombre croissant de fonctions, mais concerne désormais des fonctions dites stratégiques jusque-là épargnées, comme la relation client ou les contacts avec les fournisseurs. Ce que confirme le cabinet Deloitte, après avoir interrogé 3320 dirigeants en France et à l'étranger. Les conclusions de son enquête, publiée en septembre dernier, sont formelles. En août, Oracle France a annoncé la création d'un CSP dédié à la fonction support client, un métier jugé sensible chez les éditeurs de logiciels B2B. D'après Deloitte, les pionniers des CSP commencent à panacher centres internes et prestations externalisées. Et ce n'est qu'un début.

 
 
 
LES PAYS LOW - COST.
 
 
 

Tendance nouvelle, encore embryonnaire mais appelée à se développer : les centres de services prennent le chemin des pays low - cost. Cette tendance est confirmée par une autre étude livrée en mars par la société de benchmarking international Hackett. Bien que la majorité des 2 000 entreprises internationales (dont 80 françaises) interrogées affirment qu'aujourd'hui leurs centres sont implantés dans leur pays d'origine et que 7 d'entre elles seulement s'installent offshore, elles sont 40 à songer à délocaliser. En attendant, il reste à voir si, une fois passé la phase de mise en œuvre, les CSP réussiront à attirer les talents nécessaires pour les faire fonctionner. Pas si sûr, si l'on en croit Deloitte. Les profils seniors que visent ces structures préfèrent évoluer dans des organisations classiques. Le turnover est très élevé dans les CSP : de 10 à 20 % par an. Travail répétitif, multiplicité des interlocuteurs, absence de perspectives d'évolution en seraient les principales causes.

 
 
 

Résultat : surenchère salariale (en moyenne 10 % de plus selon les consultants de

 

Deloitte). De quoi rogner une partie des retombées financières attendues de ces processus.

 
 
 

(*) par Yves Aoulou, Liaisons sociales Hors série du 27/12/07

 
 

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Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans Les Services Partagés
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commentaires

analyse rh 03/11/2015 09:03

Bonjour, je trouve votre site très intéressant .Merci pour les informations.

Equipe CFDT AIRBUS HELICOPTERS (ex Eurocopter) 02/06/2016 09:04

Merci

Equipe CFDT AIRBUS HELICOPTERS (ex Eurocopter) 06/04/2016 14:48

Super !

externalisation 02/07/2010 13:38



C'est dans les pays low costs que les entreprises prestataires en externalisation s'installent. Externalisation signifie réduction de coûts donc forcément offrir des services à moindre prix, et
cela n'est possible que dans les pays low costs.



Equipe rédaction CFDT Eurocopter 02/07/2010 15:41



Voilà un ommentaire intéressant. On nous expliquait que jusqu'à lors, l'industrie c'était dépassé et que l'avenir c'était les services. Vous nous expliquer que l'avenir des services ce sont les
pays low cost. Bel avenir pour l'emploi en france(? ),  tout en rappelant que sans industrie, il n'y a pas de
services...


mais souvent dans ces affaires d'externalisation en low cost les entreprises se focalisent sur le taux horaire, en négligeant souvent certaines domaines comme le transport, le manque de
réactivité pour traiter avec un pays à l'autre bou du monde, voir au risque de copie dans certains pays. Dans les services, c'est la mêm chose dans certains domaines.


Si on prend les centres d'appels, il n'est pas certain que cela soit un bon plan de solliciter les gens par téléphone en maitrisant plus ou moins bien le français, en ne sachant pas de quoi on
parle et en ne connaisant pas les produits à vendre...


pour finir, il faut soutenir les salariés chionois qui demandent et obteiennet des revalorisation de salaire. D'ici peu, nous en seront plus mis en concurrence, comme c'est le cas par exempel
avec la Corée.  Salariés de tous les pays, etc. etc.


 


 


 


 



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