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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 18:03

 


Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie

 

Contact général : 01 56 41 50 72 - Fax 01 56 41 50 96

 
 
 
 

 


COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 
 
 
 

                                                                                     Paris, le 29 février 2008

 
 
 
 
 

Contact : Dominique Gillier

 

Téléphone : 06 82 59 31 46

 
 
 
 
 
L’UIMM fait le ménage, tant mieux,
mais à quel prix !
 
Elle règle ses dettes, tant mieux,
mais pas toutes.
 
 
 
 
 

Le scandale de l’UIMM n’en finit pas d’alimenter la chronique, avec ce qu’il a de choquant pour la morale, pour l’éthique d’entreprise et sociale, pour tous ceux, notamment les 1 700 000 salariés et les 51 000 entreprises de la métallurgie, qui font face, pour les uns aux difficultés de l’emploi, du travail ou du pouvoir d’achat, pour les autres à celles de la compétitivité.

 
 
 

Derrière eux, avec cette affaire, sont en jeu les intérêts d’une industrie, dont la France et l’Europe ont besoin, qui ne peut se passer du dialogue social, comme facteur de bien-être mais aussi de compétitivité économique. L’UIMM règle ses dettes envers le fisc et les organismes sociaux mais il lui reste une autre dette envers les salariés et les entreprises de la branche.

 
 
 

C’est pourquoi, en même temps que la justice doit distinguer les actes coupables et les acteurs qui en sont responsables pour les juger, il faut qu’au plus vite, l’UIMM et les fédérations de salariés de la métallurgie, donnent une toute autre organisation aux relations sociales surannées dans la branche. C’est l’intérêt des salariés et des entreprises qui en ont tous besoin.

 
 
 

La négociation en cours sur la représentativité et le financement des syndicats nous en donne le sens. Il faut mettre en place une mesure de cette représentativité, pour conditionner la validité des accords à une majorité de signatures. Il faut définir l’agenda social de branche, ses priorités, son calendrier, à égalité de droit des parties représentant salariés et employeurs. Il faut favoriser les implantations syndicales et la syndicalisation pour assurer des ressources financières des syndicats à la hauteur de leurs missions. Il faut que les entreprises supportent les coûts de la négociation collective de branche qui régule leurs activités, par la création d’un fond mutualisé.

 
 
 

Ce sont des conditions nécessaires pour moderniser le dialogue social en France, pour garantir la légitimité des syndicats à engager les salariés, pour garantir leur indépendance. L’UIMM donnerait le signe de son renouvellement en s’engageant dans cette voie immédiatement.

 
 
 

En parallèle, puisque des entreprises ont créé l’EPIM (*) pour faire face aux grèves, tandis que  celles-ci diminuent, alors que les conflits sociaux demeurent, mais différemment, pourquoi ne pas utiliser une partie de cette manne à une autre forme d’assurance, préventive celle-là, en créant une fondation pour la qualité du dialogue social ? La formation syndicale qu’appellent des dossiers économiques et sociaux de plus en plus complexes, le coût des négociations, des études préalables, de la mise en œuvre des accords… tout cela incombe aux seuls adhérents des syndicats, aux seuls syndicalistes dont l’essentiel de l’activité est bénévole. Financer et promouvoir leur formation quand ils sont en fonction, leur reclassement quand après avoir été permanents ils réintègrent une activité professionnelle, la réparation des discriminations dont ils sont parfois victimes… voilà des exemples d’emploi de cet argent pour la qualité du dialogue social, qui seraient utiles aux entreprises comme aux salariés. Sans compter le pied de nez que ce serait faire, à tous les tenants de l’archaïsme social !

 
 

(*) Pour en savoir plus sur l’EPIM :

 

../.. Une "caisse d'entraide". L'affaire vient de loin. Depuis 1972, 1 793 entreprises du secteur de la métallurgie ont décidé, au lendemain de Mai 1968 et à l'initiative de François Ceyrac, alors président de l'UIMM, de cotiser à une caisse d'entraide, pour faire face "à un conflit collectif du travail". Elles versaient 2 pour mille de leur masse salariale brute dans cette caisse, baptisée EPIM (entraide professionnelle des industries de la métallurgie), puis 4 pour mille à partir de 2001. Ces entreprises n'étaient plus que 175 en 2006.

 

Le montant total de ces cotisations volontaires s'élève, depuis 1972, à 310 millions d'euros. L'UIMM a reversé 144 millions aux entreprises touchées par des grèves, les 166 millions restants ont été confiés à un consultant indépendant. Qui s'est avéré de bon conseil : à la fin de l'année 2006, la valeur d'achat des titres de l'EPIM était de 301,5 millions d'euros, ils valent aujourd'hui sur le marché près de 600 millions d’euros selon l'estimation de Denis Gautier-Sauvagnac ../..

 
 
 
 
 
 

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Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans Actualité : La CFDT se postionne !
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