Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Connaitre l'histoire...

Pour l'histoire sociale d'AIRBUS Helicopters,

cliquez ICI.

 


 

 

Rechercher

Visiteurs en ligne

Les archives de La BUGADE

Pour retrouver toutes les archives de La BUGADE,

CLIQUEZ ICI

30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 07:02

Article paru dans la Bugade de janvier - février - mars 2008


Mon job et moi, Pour en finir avec le toujours plus (*)

 

En France, il est de bon ton d'associer management et horaires de dingues. Le tout sans reconnaissance aucune à espérer de qui que ce soit. Aux États-Unis, « si vous vous éternisez au bureau, c'est que vous n'avez pas su faire votre boulot correctement. " Nicolas Hurtiger a créé il y a un an une société spécialisée dans les services aux personnes âgées. Son modèle d'organisation, il l'a entre autres forgé à partir de son observation des codes et pratiques professionnels outre-Atlantique.


Pas question de sacrifier au fantasme d'un management corvéable à merci et dont la légitimité se mesurerait au taux de stress. " J'ai une copine, une famille, des amis et aucune envie de les perdre. Je tiens donc à cultiver une juste équation entre efficacité professionnelle et épanouissement personnel ", insiste-t-il. Un équilibre qui passe par des horaires raisonnables, des week-ends protégés, des congés affranchis de toute culpabilité.


Rompre avec les horaires délirants, retrouver le sens du temps, renouer avec une gestion plus intuitive de son agenda... Les cadres sont de plus en plus nombreux à revendiquer des modes d'organisation moins générateurs de stress. " Il faudrait une bonne fois pour toutes arrêter de raisonner en heures de travail ". La réappropriation d'un temps de travail maîtrisé passe par une prise d'autonomie assumée, tant en termes de définition et d'acceptation des tâches que de relation avec la hiérarchie.


Dans un environnement professionnel qui a largement encouragé l'infantilisation de tous, rien de moins aisé ne semble-t-il qu'une autonomie assumée qui ne peut se nourrir que d'une grande aptitude à la responsabilisation. "Nos organisations ont réduit le manager à une forme d'esclavagisme. Mais il n'est pas exempt de toute responsabilité. Il faut aussi apprendre à dire non.


Autre truc : la pratique d'un hobby, d'une passion, d'un loisir régulier, quels qu'ils soient, qui permettra d'établir de nouveaux jalons dans la gestion de son temps. " Mais, attention, il faut y aller progressivement. On ne passe pas impunément de 70 heures de travail hebdomadaire au golf 18 trous en quelques heures. " Bref, inutile de projeter sur la pratique extraprofessionnelle ces travers de la vie au bureau dont on cherche justement à s'exempter.


Denis Lapert, directeur d'INT management, a pour sa part décidé de reconsidérer la notion d'urgence. Jusqu'à demander à son assistante de proscrire l'usage du mot " urgent " sur les enveloppes, les dossiers, les mails qu'on lui transmet. " J'ai remarqué que les 25 urgences qui vous tombent dessus dès que vous arrivez au bureau s'évaporent dès que vous le quittez ", note-t-il. L'effet mécanique entre surcharge de travail, stress et inefficacité ne fait plus question. Si le retour à l'épanouissement et à une plus grande efficacité passe par la responsabilisation individuelle, il n'est de réel remède que collégial. Difficile en effet de se libérer tout seul d'un système. La solution doit venir de l'organisation : direction générale, business unit, management. À condition que l'organisation puisse se départir de schémas profondément ancrés dans la représentation collective.


Un manager doit faire des choix. Mais, pour pouvoir en faire, il doit se préserver des espaces et des temps de recul et de réflexion. Pour Éric Albert (1), psychiatre et fondateur de l'Institut français d'action sur le stress, l'impulsion doit venir du haut : c'est aussi aux dirigeants de préciser et de délimiter le champ de responsabilité des managers. Pour ce faire, il leur faut d'une part hiérarchiser les fonctions attribuées à chaque manager, d'autre part lister ce que les managers ne feront plus. "L'exercice est délicat, voire douloureux, mais il apporte de la crédibilité à la démarche", précise Éric Albert.


Pour poursuivre le débat, n'hésitez pas à contacter Didier HACQUART, responsable des cadres CFDT, et à consulter le site internet : http://www.cadres-plus.net/

 

(1)   Extraits d'un article de Muriel JAOUËN

(2) " Managers, faites-en moins !", Eyrolles, 2007.

Partager cet article

Repost 0
Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans Les Cadres
commenter cet article

commentaires

Calendriers CARE - RTT 2016

Calendrier Non-Cadres CARE RTT 2016  :

                                                           

Calendrier Cadres 211 J CARE RTT 2016 :

                                                             

Calendrier Cadres 214 J CARE 2016 :