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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 10:52

 
Article 2 de la Constitution
 
 
Au niveau de la CFDT nous sommes intervenus à plusieurs reprises sur l’usage abusif de l’anglais, dans le groupe EADS.
 
Notre action a d’ailleurs été reprise par un article paru dans le journal La Tribune en novembre 2006.
 
A ce titre, la CFDT a été invité à un colloque à l’Assemblée Nationale le 8 février 2007 sur la défense de la langue française. Le collectif regroupant l’ensemble des syndicats et des associations de défense de langue française se réunissait pour la première fois, et s’est exprimé devant les médias. La délégation CFDT d’EADS a été interviewée sur FRANCE INTER.
 
Le point intéressant de cette rencontre a été de constaté que ce qui se passait dans notre groupe, se retrouvait dans d’autres entreprises françaises (AXA, Europe ASSISTANCE, ALCATEL LUCENT, GEMS, etc.).
 
Contrairement à ce que l’on peut parfois penser, ou à ce que l’on veut nous faire croire comme inéluctable, la défense de la langue française a son importance. Ce n’est pas un combat d’arrière garde. C’est la défense d’une histoire et d’une culture, qui ne doivent pas être sacrifiées à la loi du marché.
 
Il convient de dissocier la langue du client, la langue des dirigeants et la langue des salariés.
 
« Ainsi respecter la langue de son interlocuteur, c’est respecter la personne humaine. »
 
De tous temps, pour « dominer le peuple », les dirigeants parlaient une langue différente. Autrefois le latin, puis le français par rapport aux patois locaux, et aujourd’hui l’anglais dans nos entreprises ?
 
La Loi TOUBON, dite « all good » est souvent moquée et présentée comme désuète.
 
Il faut savoir, qu’une proposition de loi (*) a été adoptée par le Sénat pour l’actualiser et la compléter en intégrant la réalité actuelle des groupes mondialisés et les nouvelles technologies. Cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité du Sénat, ce qui est très rare, et mérite d’être souligné. L’usage de l’anglais, et de toute langue étrangère dans l’entreprise, doit être un des éléments du débat social dans l’entreprise. Malheureusement, elle n’a toujours pas été présentée à l’Assemblée Nationale, et n’est donc pas applicable. Y – aurait – il des freins du MEDEF, par exemple, pour qu’elle ne soit pas présentée ?
 
Il n’y a de combats perdus, que ceux qui ne sont pas menés.
 
A suivre.
 
 
(*)
 
 
 
 
Séance du 10 novembre 2005




Un collectif contre la colonisation de la langue "corporate" (*)

 

 


Dans mon bureau openspace, mon manager m'a demandé de préparer as soon as possible un reporting en one-to-one, avec une shortlist sur un benchmarking de produits. Ouf, demain, je suis en day-off." Vous n'avez pas tout compris ? Muriel Tardito doit faire un effort car c'est son quotidien de salariée d'Europ Assistance. De l'anglais distillé dans les relations de travail en France et dans une entreprise française. Membre du collectif pour le droit de travailler en français, cette syndiquée à la CFTC n'est pas la seule, jeudi 8 février, dans une salle de l'Assemblée nationale, à dénoncer cette colonisation linguistique dans les grandes entreprises.

 

"La messagerie sur Intranet, l'assistance technique, même les réunions avec le personnel sont souvent en anglais. On nous répond que c'est la langue 'corporate', mais certains responsables ne connaissent même pas la signification des termes qu'ils emploient", ironise Martine Lamonnier de la CGT, employée chez Alcatel-Lucent.

 

 

Derrière les mots, des maux. "De plus en plus de salariés se disent mal à l'aise avec cet anglais, mais cela ne doit pas être une tare !", s'insurge Jean-Loup Cuisinez (CFTC), fondateur en juillet 2006 de ce collectif composé de syndicats et d'associations et invité à s'exprimer au Palais-Bourbon par le député Jacques Myard (UMP, Yvelines). Certes, les formations d'anglais existent, mais "c'est souvent au bon vouloir du patron". Le collectif craint des discriminations pour les évolutions de carrière. "Un plan social est prévu chez Alcatel, cela sera peut-être un critère de licenciement", estime Mme Lamonnier.

 

 

Pourtant, la loi Toubon datant de 1994 impose aux entreprises des obligations pour rédiger leurs documents en langue française. Certains ont choisi de saisir la justice pour faire enfin appliquer les textes. "En juin dernier, Europ Assistance a imposé à ses salariés un logiciel comptable et une base de données internationales commerciale en anglais, explique l'avocat Philippe Lapille. Nous avons assigné l'entreprise devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Seul problème, en France, le code du travail impose des preuves exclusivement en langue française..."

 

 

Sébastien Hervieu

 

(*) Article paru dans l'édition du 10.02.07


Sus au globish !

 


[ Les Echos DU 13/02/07 ]

 

 

Je travaille en open space, mais là, j'ai un one to one avec mon boss à son desk. On va débriefer sur le marché B to B. Demain, il veut lancer le reporting et un brainstorming, mais je serai en day off. » On ne rigole pas souvent dans les salles de réunion cachées sous l'Assemblée nationale, mais la représentante d'Europ Assistance peut se targuer d'avoir déridé les troupes. Les visages, pourtant, se veulent graves : les 80 personnes réunies pour l'occasion, majoritairement syndicalistes, entendent défendre une « cause fondamentale » : « sauver le français au travail ». Initiateur de cette réunion, le Collectif pour le droit de travailler en langue française, composé de syndicats et d'associations, tire la sonnette d'alarme : dans les entreprises, la langue de Molière est victime des assauts de celle de Shakespeare.

 

 

Le sujet peut faire sourire, comme ces « managers » modernes qui font du « pricing » en fonction du « benchmarking » là où les dirigeants d'antan adaptaient leur prix en fonction des études de marché. Mais cette novlangue, qualifiée de « globish » (english et globale), a des conséquences « dramatiques » : « Pour se démarquer, les managers parlent un sabir qu'eux-mêmes ne maîtrisent pas ! Les salariés ne comprennent plus rien à l'organisation, aux projets, à la stratégie », insiste le délégué UDPA-Unsa d'AXA Tech. « Nous ne sommes pas anglophobes, mais c'est une question de qualité du travail, de sécurité et d'emploi », martèle le collectif, qui décrit le « stress » des salariés voyant l'anglais s'imposer dans les réunions, les formations, les logiciels, l'intranet, les assistances techniques... « C'est discriminant. L'anglais devient indispensable pour beaucoup d'emplois. C'est intolérable. » Alors Jacques Myard, député UMP des Yvelines, tonne : il en va « de l'avenir de notre économie ; arrêtons de tomber dans le piège du globalisme culturel. » Et l'édile francophile d'asséner un très sarkozien : « En France, on parle français ou on va faire des affaires ailleurs ! »

 

 

Le collectif, soutenu notamment par les académiciens Maurice Druon, Jean d'Ormesson et Erik Orsenna, compte un autre allié de poids : le droit. Depuis la loi Toubon de 1994, le Code du travail précise que « tout document comportant des obligations pour le salarié, ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l'exécution de son travail, doit être rédigé en français ».

 

 

Gems, filiale de General Electric, se l'est vu rappeler début 2006 par la cour d'appel de Versailles. Une première en France, tant les procès ont été rares jusqu'ici. Ils pourraient toutefois se multiplier, préviennent les syndicalistes. Europ Assistance, attaqué le 9 mars au tribunal de Nanterre pour avoir implémenté un logiciel de gestion en anglais uniquement, ouvrira en tout cas le bal. « See you in court ! », comme disent les Anglais.

 

 

DEREK PERROTTE

 

 

 

 

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Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans L'anglais dans l'entreprise
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