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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 09:47


Après l’annonce du plan Power8, l’Allemagne reste très combative. IG Metall n’a pas dit son dernier mot. De plus il y a une dimension à prendre en compte, que beaucoup semblent ignorer aujourd’hui.

 
 
 

Le plan annoncé par Louis GALLOIS doit passer dans les instances de représentation du personnel, et qui s’apparentent en Allemagne à nos CCE et CE. Mais il y a une différence fondamentale, c’est le principe de la cogestion ou codétermination . A ce titre, nous ne serons pas sur le même pied d’égalité des 2 cotes du Rhin, car les droits et possibilités donnés aux représentants des salariés sont très différents.

 
 
 

Les syndicalistes allemands disposent d’un réel droit de veto, auquel devra se plier inévitablement Louis GALLOIS. Il en sera ainsi pour les cessions de sites, comme pour les suppressions de postes.

 
 
 

En France, par contre, tout le monde peut voter « contre » en CCE et CE, le projet se fera. Si le rapport de force est le seul outil en France pour faire évoluer les choses, le droit du travail en Allemagne est aussi puissant !

 
 
 

Cela signifie, que le plan Power8, au-delà de la campagne électorale en France, risque de ne pas se dérouler de la même façon des 2 cotés du Rhin…

 
 
 

A méditer.

 
 
 
 
 
 

L'Allemagne reste combative

 
 
 

Outre-Rhin, les syndicats, mieux servis qu'en France, maintiennent la pression (*)

 
 
 
 
 

Les salariés allemands d'Airbus sont dégoûtés. A Varel et à Laupheim les deux usines qui doivent être vendues, ainsi qu'à Nordenham pour qui l'avionneur cherche un investisseur, le travail ne reprendra «pas avant la semaine prochaine». La direction d'Airbus en Allemagne doit rencontrer dans la journée les représentants du comité d'entreprise. Les 5 000 salariés des trois sites ont spontanément cessé le travail mercredi à l'annonce du plan Power8 par Louis Gallois.

 
 
 

«IG Metall n'acceptera pas la fermeture des sitesassure Jutta Blankau, la responsable du syndicat qui appelle à une mobilisation européenne. De notre point de vue, les suppressions d'emplois sont inutiles. Le cas d'Airbus n'est pas typique. On n'a pas affaire à une entreprise qui se porte mal. Les cahiers de commandes sont pleins pour les cinq années à venir et je ne vois pas comment l'entreprise pourrait honorer toutes les commandes avec moins de salariés.» Un salarié s'indigne : «Ce sont les erreurs de management de la précédente direction qui nous ont mis dans cette situation. Pourquoi est-ce maintenant au personnel de payer ?» 

 
 
 

Airbus Allemagne s'en sort pourtant mieux que prévu. Les suppressions d'emplois (3 700 postes contre 4 300 pour la France) sont moins importantes que prévu. Le principal site allemand d'Airbus, à Hambourg, sort renforcé de la crise et pourrait même créer prochainement des emplois. Surtout, l'Allemagne obtient la quasi-totalité du montage de l'A320, sans perdre pour autant sa part dans l'A380. «Les sites allemands vont réaliser une partie du travail technologiquement ambitieuse», s'est félicité le ministre de l'Economie Michael Glos. Ce dernier avait pris la tête de la croisade menée depuis des semaines en Allemagne pour limiter les pertes de ce côté du Rhin. Il était allé jusqu'à menacer de rompre des contrats de défense avec la maison mère EADS, si l'Allemagne n'était pas traitée de façon équitable. «Nous avons réussi à préserver les intérêts allemands, s'est félicité le porte-parole du gouvernement, parce que tous les acteurs côté allemand étaient réunis et décidés.» 

 
 
 

«Les politiciens allemands qui se plaignaient des méthodes interventionnistes de leurs collègues français en ont finalement fait autant. Et ont obtenu gain de cause !» notait hier avec dépit le quotidien Handelsblatt, qui plaide pour une stricte séparation entre politique et gestion d'entreprise chez Airbus. Les salariés allemands, visiblement conscients de ces succès, ne comptent pas en rester là. «La bataille pour l'emploi ne fait que commencer», assure Jutta Blankau, décidée à maintenir la pression sur les politiques pour obtenir le report des suppressions d'emploi.

 



 

Par Nathalie VERSIEUX

 
 
 

Libération.fr du vendredi 2 mars 2007

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Published by Equipe rédaction CFDT Eurocopter - dans Négociations accords société
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commentaires

gg 05/03/2007 22:04

Que pensez - vous de l'intervention électoralistes des politiques sur AIRBUS ? Ne vont -ils pas contribuer à semer un peu plus de pagaille, alors, que GALLOIS a besoin de sérénité pour redresser la boutique ?Merci de votre réponse, GG

Equipe rédaction CFDT Eurocopter 06/03/2007 07:58

AIRBUS est un symbole en France. 10 000 suppressions d'emplois ce n'est pas rien, sans compter des cessions de sites.
Par ailleurs, l'Etat est aussi actionnaire dans EADS. Il n'est donc pas illogique que les politiques s'y intéressent. Le fait d'être en campagne électorale pour la Présidentielle conduit les candidats à s'engager sur le dossier.
Il faut certainement de la sérénité pour redresser l'entreprise, mais pas forcément à n'importe quelle condition ! De nouvelles pistes émergent d'ailleurs des politiques, ce qui prouve que Power8 peut aussi évoluer...
A suivre.
@CFDT Eurocopter
 

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