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L'anglais dans l'entreprise


Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 09:39

Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises sur ce blog sur l’usage abusif de l’anglais au sein d’EADS et plus spécifiquement d’Eurocopter.
 
 
 
Voir le dossier :
 
 
 
http://cfdt-eurocopter.over-blog.com/categorie-1222415.html
 
 
 
 
 
Cela avait donné lieu à une interpellation de la direction d’EADS et d’une réponse formelle.
 
 
 
Chez GEMS, les partenaires sociaux viennent de conclure un accord sur ce sujet. Comme quoi tout est possible, et défendre la langue française, même dans un environnement mondialisé n’est pas utopique. Il faut se rappeler que la société GEMS avait été condamnée par les tribunaux sur l’usage de l’anglais.
 
 
 
A suivre…
 
 
 
 
 
L'usage du français au sein de General Electric Medical Systems
 
 
 

Le premier accord relatif à l'utilisation de la langue française dans une entreprise a été signé par le fabricant de matériel médical et trois syndicats, le 25 janvier dernier.

 
 
 

Un accord relatif aux modalités pratiques de l'usage de la langue française a été conclu, le 25 janvier 2008, entre General Electric Medical Systems et les syndicats CFDT, CGT et CGT-FO, pour une durée de cinq ans. Cet accord fait suite à un arrêt de la cour d'appel de Versailles du 2 mars 2006, condamnant la société, en application de l'article L. 122-39-1 du Code du travail, à mettre à la disposition de ses salariés en France une version française des logiciels et des documents portant sur la formation, l'hygiène et la sécurité ainsi que ceux portant sur les produits fabriqués. Signé « en présence », des secrétaires du CE et des CHSCT, il s'accompagne de la signature d'un « accord de résolution amiable», mettant fin au conflit judiciaire.

 
 
 
Liste des documents à traduire
 
 
 

Les signataires conviennent d'une « acceptation négociée » des dispositions de l'article L. 122-39-1 du Code du travail, issu de la « loi Toubon » du 4 août 1994. En application de ce texte, la société s'engage à traduire en français un certain nombre de documents, quel que soit leur support. Il s'agit de tous ceux qui comportent des obligations pour le salarié tels que le contrat de travail ou ses avenants, ainsi que ceux comportant des dispositions dont la connaissance est nécessaire aux salariés pour l'exécution de leur travail. La liste inclut :

 
 
 

- les accords collectifs et les engagements et actes unilatéraux de l'employeur ;

 

- le règlement intérieur et les notes de service relevant du statut collectif ;

 

- les formations et supports de formation.

 
 
 

L'accord pose le principe (une annexe fixant les exceptions) d'une rédaction en français des documentsconçus ou rédigés en France, destinés à un personnel français ou francophone quel que soit le support utilisé. Allant plus loin que la définition des documents donnée par l'article L. 122-39-1, l'accord impose la traduction de toute la communication destinée au personnel, contenant des informations économiques ou financières relatives aux activités de la société, ainsi que la traduction des documents techniques reçus de l'étranger s'ils contiennent des informations relatives à la sécurité ou s'ils sont communiqués aux clients français.

 
 
 
Outils informatiques
 
 
 

Selon l'accord, l'ensemble des outils informatiques nécessaires aux salariés pour l'exécution de leur travail ou pour la mise en œuvre de leurs obligations et droits, doit aussi être disponible en version française. En cas d' indisponibilité des logiciels en français, la société s'engage à fournir aux salariés des modes d'emploi en français ainsi qu'un interlocuteur référent afin de faciliter la résolution de problèmes éventuels. Un système de traduction automatisée des écrans des applications et une aide à la traduction devront également être mis à la disposition des salariés, par le biais de leur messagerie électronique et d'Internet, mais aussi par des outils de traduction automatique technique.

 
 
 

L'accord prévoit aussi des garanties disciplinaires : aucune sanction ne pourra être infligée à un salarié en cas de fautes commises suite à l'incompréhension d'un document qui n'aurait pas été traduit. La société devra, avant toute sanction, vérifier le lien de causalité entre cette absence de compréhension et les faits reprochés au salarié, ainsi que son niveau de maîtrise de la langue anglaise.

 
 
 
Formation à la langue anglaise
 
 
 

Les salariés pourront demander à bénéficier d'une formation de perfectionnement en anglais. Ceux dont le poste conduit à utiliser fréquemment l'anglais sont assurés de bénéficier d'un ou plusieurs modules de formation (30heures), après évaluation par un organisme externe de leur niveau de connaissance de la langue.

 
 
 

L'entreprise s'engage par ailleurs à dispenser toutes ses formations en français, sauf dans l'hypothèse où la formation serait destinée à un public international (cadres supérieurs et/ou managers). Dans ce dernier cas, un coformateur francophone ainsi que des supports de cours en français devront accompagner la formation.

 
 
 

L'accord crée une commission paritaire de suivi, chargée de mettre à jour chaque année la liste des documents à traduire et de faire des recommandations pour résoudre certaines difficultés. En cas de divergences persistantes sur l'application de l'accord, il sera possible de saisir un médiateur qui devra prendre position dans un délai d'un mois.

 
 
 

L'accord est conclu pour cinq ans. En l'absence de dénonciation à l'issue de ce délai, l'accord sera prolongé pour une durée indéterminée.

 
 
 
Accord du 25 janvier 2008 sur les modalités pratiques d'usage du français au sein de General Electric Medical Systems
 



Liaisons Sociales Quotidien, 05/03/2008

 
 
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 19:15

 


La CFDT est intervenue au niveau d’EADS sur l’usage abusif de l’anglais dans l’entreprise, il y a quelques mois. Ce n’est pas un sujet anodin même dans un groupe international comme le notre.

 
 
 

GEMS a été une des premières entreprises traduite devant les tribunaux à ce sujet. Aujourd’hui, un accord a été négocié entre les partenaires sociaux et l’entreprise. C’est une avancée dont doivent pouvoir s’inspirer nombre d’entreprises.

 
 
 

Pour en savoir plus, sur ce sujet, vous pouvez consulter notre dossier sur ce blog.

 
 
 
 
 
 
 

 


LES DOCUMENTS ANGLAIS SERONT TRADUITS CHEZ GENERAL ELECTRIC MEDICAL SYSTEM

 
 
 
 
 
 
 

Un accord sur l'utilisation de la langue française au sein de General Electric Medical Systems a été signé par la CFDT le 25 janvier dernier. Il s'agit du premier accord relatif

 

à l'application de la loi Toubon dans une entreprise à l'activité largement internationale. Cet accord est intervenu à la suite d'une action judiciaire engagée en janvier 2005 par l'ensemble des instances représentatives du personnel de cette entreprise. Ces dernières ont gagné en première instance et en appel à Versailles, contre la direction de General Electric Medical Systems.

 
 
 

Les jugements ont imposé à l'entreprise de respecter l'article L 122-39-1 du code du travail qui reprend la loi Toubon. Peu de temps après l'appel, alors que la Direction se pourvoyait en cassation, elle a demandé aux organisations syndicales de négocier un accord sur l'utilisation de la langue française en interne pour échapper à l'astreinte de 20 000 euros par document non traduit imposée en appel. La CFDT a accepté cette négociation après réflexion, pour sécuriser la situation des salariés dans leur travail, en leur garantissant des documents écrits en français et des moyens de formation à l’anglais, pour conforter aussi la jurisprudence issue de cette affaire.

 
 
 

L'accord qui vient d'être signé précise l'ensemble des documents qui répondent aux critères de la loi Toubon et sont utiles aux salariés pour leur travail quotidien (les trois quarts des documents techniques étaient jusqu'à présent écrits en anglais). Cet accord engage aussi la direction à multiplier ses efforts de perfectionnement des salariés à l'anglais et à mettre à la disposition de ceux-ci un outil de traduction automatique pour les communications internationales de travail sur le web. La CFDT a fait augmenter le nombre de documents à traduire et insisté pour que des moyens conséquents soient donnés aux salariés. Récemment, la direction a parallèlement retiré son pourvoi en cassation.

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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 07:50

Drame d’Epinal : Malades irradiés, un logiciel en anglais source de l'erreur
 
 
Depuis plusieurs mois la CFDT mène au niveau d’EADS et donc d’Eurocopter, un combat contre l’usage de l’anglais dans notre entreprise (Voir le dossier sur ce blog « L’anglais dans l’entreprise). Cette démarche est parfois incomprise, considérée archaïque, voire d’arrière garde et souvent moquée. Il n’en demeure pas moins que nous avons obtenu une réponse claire de la direction d’EADS, à laquelle chaque salarié peut se référer.
 
Il n’en demeure pas moins que c’est un sujet sérieux, et particulièrement dans notre domaine industriel, l’Aéronautique, où l’erreur n’est aussi pas permise.
 
Nous vous avons relaté un problème survenu en Allemagne dans un hôpital sur des prothèses mal posées suite à une absence de traduction du mode d’emploi dans la langue de Goethe. Aujourd’hui, nous apprenons que le drame d’Epinal est aussi dû à une absence de traduction.
 
Ce sujet de la langue anglaise, qui parait anodin, ne l’est pas autant que cela…
 
A méditer…
 
 
Le rapport sur l'accident de radiothérapie qui a entraîné la mort de quatre personnes vient d'être publié.
 

Bug linguistique

Dans un premier temps, Antoine Perrin, directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Lorraine, a expliqué, lors d'une conférence de presse, que l’erreur est survenue suite à une mauvaise interprétation d'un logiciel en anglais : « Le problème ne vient ni des manipulateurs ni du logiciel, mais de l'interprétation et de la transmission du logiciel. » Réaction immédiate des centres hospitaliers : le logiciel « incriminé » sera changé à Epinal et dans cinq autres centres de radiothérapie où il est utilisé en France, « par principe de précaution », dixit Antoine Perrin.

"L'information du consommateur" (qui semble être la préoccupation principale, sinon exclusive, des autorités européennes) n'est pas seulement en cause. Des problèmes de ce genre, incompréhension de textes disponibles uniquement en anglais, de nombreux salariés français en rencontrent chaque jour dans l'exercice de leur travail (et certainement pas seulement dans le secteur privé comme on le voit bien ici). Mais ils n'ont évidemment pas toujours des conséquences aussi dramatiques.
 
Peut-on au moins espérer que les pouvoirs publics français et les corps intermédiaires comprennent que non seulement il est de leur responsabilité, mais de leur devoir, de faire appliquer scrupuleusement la loi Toubon ?
On se souvient de ce fait divers tragique : traités par radiothérapie (à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal pour des cancers de la prostate entre le 6 mai 2004 et le 1er août 2005, 23 patients ont fait l'objet de surdosage, dont quatre sont aujourd'hui décédés. Dix présentent « une complication (...) sévère » et neuf subissent une « atteinte modérée », selon l'IGAS (l'Inspection Générale des Affaires Sociales). Cet organisme vient de publier un rapport (téléchargeable en fichier .PDF) très critique sur cet accident.
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 18:22

 



Qui a dit que défendre la langue française dans les entreprises est un combat d’arrière garde ? En Allemagne, faute de traduction dans la langue de Goethe, 47 patients sont victimes d’une erreur médicale…

 
 
 

N’hésitez pas à consulter notre dossier sur le sujet, et notamment la réponse de la direction d’EADS à notre interpellation sur le sujet.

 
 
 
A suivre.
 
 
 

Allemagne : 47 erreurs médicales liées à une faute de traduction

 
 
 
AFP - Dimanche 12 août 2007,
 
 
 

BERLIN (AFP) - Quarante-sept patients opérés du genou dans un hôpital de Berlin ont été victimes d'une erreur médicale en raison d'une mauvaise traduction de la notice concernant la prothèse qu'on leur a implantée, rapporte dimanche le quotidien berlinois Tagesspiegel.

 
 
 

"Cet accident est impardonnable", a reconnu le responsable de l'institut qui chapeaute l'hôpital Sankt-Hedwig, Reinhard Nieper, interrogé par le journal.

 
 
 

Les patients souffraient à l'articulation du genou. La prothèse était censée leur redonner de la mobilité.

 
 
 

Mais les médecins ont implanté ces prothèses sans y ajouter le ciment qui était prévu, car l'autocollant en allemand indiquait "prothèse ne nécessitant pas de ciment". En anglais pourtant, l'indication d'origine évoquait une prothèse "Non-Modular Cemented" (non modifiable et devant être cimentée), rapporte le Tagesspiegel.

 
 
 

Les médecins ont été formés à l'utilisation de la prothèse sans que quiconque ne remarque l'erreur. Un représentant du fabricant, présent lors des premières opérations réalisées à Berlin, n'a rien constaté d'anormal, ajoute le journal.

 
 
 

Les patients, opérés entre mai 2006 et mars 2007, ont été informés de l'erreur et, de fait, un tiers d'entre eux avaient fait état de "problèmes" avec leur nouvelle prothèse.

 
 
 

La moitié des malchanceux a choisi de se faire réopérer, précise le Tagesspiegel, et un tiers l'a déjà été, aux frais de l'hôpital, naturellement.

 
 
 

Un professeur de chirurgie orthopédique, Heino Kienapfel, a déploré que "certains produits arrivant sur le marché européen ne portent d'indications qu'en anglais", au lieu d'être traduits d'emblée en plusieurs langues ou de porter des pictogrammes. "C'est un problème", a-t-il jugé.

 
 
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 21:52

Article publié dans la BUGADE de Mars – Avril 2007
 
 
L’usage de l’Anglais dans l’entreprise
 
 
La CFDT EADS avait interpellé la DG d’EADS au sujet de l’usage abusif de l’anglais dans l’entreprise. Frédéric AGENET, DRH EADS France, a répondu à notre interpellation, en rappelant :
 
« Il est certain que la pratique de l’anglais est incontournable dans un groupe européen comme le notre. Elle constitue un facteur d’intégration essentiel dont nous ne pouvons nous passer. Pour autant cet usage doit s’inscrire dans le cadre légal français. Nos filiales doivent veiller en particulier à ce que les instructions dont la connaissance est indispensable pour l’exécution des contrats de travail ainsi que les obligations s’imposant aux salariés soient rédigées en français. Les modalités d’application de ce cadre légal doivent bien sur être appréciées dans chaque filiale, au plus proche du terrain. En tout état de cause, l’usage de l’anglais doit être justifié par les nécessités de fonctionnement de l’entreprise. »
 
La réponse est claire et précise, ce qui permettra à chacun de s’appuyer dessus. Il faut se battre contre les abus, en n’oubliant pas que le Français est la langue de la République.
 
N’hésitez pas, par ailleurs, à consulter notre dossier sur ce sujet sur le blog.
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