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Vendredi 27 avril 2007


Grève spontanée sur les sites Airbus de Saint-Nazaire et Nantes (*)

 
 

Les salariés des deux sites Airbus de Saint-Nazaire ainsi que de celui de Nantes se sont mis en grève spontanément vendredi pour exprimer leur "ras-le-bol" et réclamer une prime exceptionnelle, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction.

 

Les syndicats soutiennent l'action des salariés même s'ils ne l'ont pas initiée, a précisé un responsable CFDT à Saint-Nazaire. Ils ont appelé à la poursuite de la grève vendredi après-midi, puis dès mercredi matin, après le pont du 1er mai.

 

Les salariés de Saint-Nazaire ont affirmé vendredi avoir bloqué les deux sites en réunissant plus de 1.000 salariés en colère contre l'absence de prime d'intéressement et de participation cette année. "Ce n'est parti d'aucun syndicat. Ca vient d'un ras-le-bol des salariés eux-mêmes", a expliqué un ouvrier sous couvert d'anonymat. Les salariés grévistes avaient quitté les abords de l'usine en début d'après-midi, mais le mouvement se poursuivait, de source syndicale.

 

"Il y a eu une sortie spontanée" et un blocage des entrées de l'usine de Saint-Nazaire-ville, a confirmé la direction locale d'Airbus qui a reçu vendredi matin une délégation de salariés.

 

Selon la direction d'Airbus France, environ 400 personnes ont débrayé à Saint-Nazaire pendant une heure vendredi matin. Les deux sites de la ville portuaire emploient environ 2.400 personnes.

 

Le mouvement s'est rapidement étendu à Nantes, où 300 des quelque 1.900 salariés ont spontanément arrêté le travail, a-t-on précisé de même source. La grève se poursuivait également vendredi après-midi sur le site nantais, après une rencontre entre l'intersyndicale et la direction. "Les salariés réclament une prime exceptionnelle. Pour obtenir satisfaction nous appelons à un blocage total de l'usine dès mercredi matin", a indiqué Joseph Fleury du syndicat FO à Nantes.

 

Les autres sites d'Airbus en France n'ont pas été touchés. Mais, sur le site de Méaulte (Somme), "la tension existe... il y a un vrai ras-le-bol". "C'est une année record en termes de livraisons. On s'investit beaucoup. On nous demande de faire des heures supplémentaires le samedi alors que toutes les embauches sont fermées et les contrats d'intérimaires ne sont pas renouvelés", a expliqué un ouvrier non syndiqué de Saint-Nazaire. "On voulait aussi être solidaires du mouvement à Toulouse".

 

Plusieurs centaines d'employés d'Airbus avaient débrayé jeudi à Toulouse pour protester contre le montant de la prime d'intéressement annuelle annoncée mardi par la direction.

 

Airbus a annoncé aux salariés le versement de primes de 2 à 10 euros, contre 1.200 à 1.800 euros en 2006.

 
(*) AFP 27/04/07 13 :13
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Vendredi 27 avril 2007

L'anglais au bureau? No! (*)
 
 
 

Parler ou ne pas parler la langue de Shakespeare au travail, sans traduction... le tribunal de grande instance de Nanterre doit rendre demain son jugement dans un affaire opposant la direction d'Europ Assistance à des salariés récalcitrants

 
 
 

Le 12 avril, à la suite des attentats de Casablanca et d'Alger, les salariés français d'Areva Transmission & Distribution, basés à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ont reçu une note portant sur la sécurité au Maroc et en Algérie. Ou, plus exactement, un "security warning regarding Algeria and Morocco". Sans traduction française. "C'est une habitude dans notre société, souligne Maryvonne Jaffré, déléguée syndicale CFTC. Notre Intranet est en anglais et notre PDG nous envoie régulièrement des messages dans cette langue. Beaucoup de salariés qui la comprennent mal en souffrent."

 
 
 

La loi Toubon (1994) oblige à utiliser le français dans les entreprises

 


Comme nombre de syndicalistes, Maryvonne Jaffré a l'œil rivé sur la date du 27 avril. Ce jour-là, le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre devrait rendre son jugement dans l'affaire opposant la CFTC d'Europ Assistance à la direction de l'entreprise. Objet de la discorde: la mise en place, à l'été 2006, d'un logiciel de consolidation comptable américain, accompagné d'un guide d'utilisation non traduit et d'une base de données commerciales elle aussi en anglais. "Nous demandons le respect du Code du travail, qui stipule, depuis l'adoption de la loi Toubon, en 1994, que l'employeur doit rédiger en français "tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance lui est nécessaire pour l'exécution de son travail”, indique Philippe Lapille, avocat de la CFTC. Un enjeu de société qui dépasse largement les frontières de l'entreprise, plaident les défenseurs du français. Le linguiste Claude Hagège y voit un "combat pour la diversité face au redoutable défi de l'uniformité qu'incarne l'anglais".  

 
 
 
Le bilinguisme est encore loin
 
 
 

Même si 90% des élèves français choisissent l'anglais comme première langue à l'entrée en classe de sixième, l'heure n'est pas encore au bilinguisme: 40% des Français affirment parler anglais, avec plus ou moins d'aisance. Un taux qui atteint 52% en Allemagne et 80% aux Pays-Bas.

 
 
 

Sur le front des affaires, la bataille est mal engagée. "Dans les entreprises les plus internationalisées, comme dans celles dont le marché est mondial, l'anglais domine", observe Jean-Louis Muller, l'un des dirigeants de la société de conseil et de formation Cegos. Selon une enquête menée en 2003 par l'Observatoire de la formation, de l'emploi et des métiers, 7% des sociétés françaises exportatrices travaillent dans la langue de Shakespeare, 77% dans celle de Molière et 9% dans les deux. On flirte parfois avec l'ubuesque. "J'ai participé récemment à un séminaire de formation réunissant, à Paris, une dizaine de cadres français d'Alstom, le champion hexagonal de l'énergie et des transports, raconte un consultant. Ils se sont parlé anglais… jusque dans l'ascenseur et à la cafétéria!"

 
 
 

Au sein de certaines entreprises, le tout-anglais donne de l'urticaire à beaucoup. "La résistance s'organise, affirme Thierry Priestley, président de l'association le Droit de comprendre, créée en 1994 pour surveiller l'application de la loi Toubon. Nous recevons de plus en plus d'appels de salariés et de responsables syndicaux en quête d'informations et de conseils." Ils se plaignent de stress. Redoutent les ambiguïtés et les erreurs liées à une mauvaise compréhension. Craignent la discrimination par l'anglais.

 
 
 

Le premier coup de semonce a été tiré par le TGI de Versailles, en janvier 2005, qui a donné gain de cause aux représentants syndicaux CGT et CFDT de GE Medical Systems: les juges ont condamné le fabricant d'appareils d'imagerie médicale à traduire en français documents internes, logiciels et notes techniques. Après la confirmation en appel de cette décision, la direction s'est pourvue en cassation. "Si les syndicats s'engouffrent dans la brèche, cela pourrait coûter très cher aux entreprises", prédit la juriste Marie Hautefort, directrice des Editions sociales Lamy.

 
 
 
Parlez-vous globish
 
 
 

Peu à peu, l'anglais cède le pas au globish, contraction des mots global et English. Cet «anglais pour les nuls», version superallégée de la langue de Shakespeare - 1 500 mots, des phrases courtes, une grammaire simplifiée - n'a qu'un objectif: permettre à chacun de communiquer dans le monde entier, quelle que soit la nationalité de son interlocuteur. Jean-Paul Nerrière, ancien vice-président d'IBM Etats-Unis et chaud partisan de ce nouvel espéranto du monde des affaires, lui a consacré un livre: Don't speak English, parlez globish (Eyrolles).

 
 
 

Justement: la deuxième alerte a été sonnée, à la fin de 2006, par plusieurs syndicats et associations de défense du français, alliés au sein d'un "Collectif pour le droit de travailler en langue française… en France!". "Deux événements nous y ont incités, explique Jean-Loup Cuisiniez, chargé de la francophonie à la CFTC. D'abord le cas Europ Assistance. Ensuite celui de l'hôpital d'Epinal, où des centaines de patients ont été victimes de surirradiation lors d'un traitement de radiothérapie." Parmi les multiples causes de l'accident survenu dans les Vosges, le rapport publié en février dernier par l'Inspection générale des affaires sociales évoque l'absence de guide d'utilisation en français du nouveau logiciel de dosimétrie.

 

Les entreprises ont-elles senti le vent tourner? Il y a quelques semaines, le constructeur informatique HP a renoncé à délocaliser en Inde son service interne d'assistance téléphonique. Les salariés pourront à nouveau régler leurs problèmes informatiques en français. De son côté, le groupe aéronautique EADS vient de promettre de se pencher sur ses pratiques linguistiques - il n'existe pas de version française, notamment, des sites Internet d'Airbus et d'Eurocopter. Ailleurs, les syndicalistes ont l'arme au pied. Chez Cargill France, par exemple, filiale du groupe agroalimentaire américain, où les représentants du personnel contestent l'absence de traduction française des documents de travail et des logiciels. "Le sujet figure à l'ordre du jour de notre conseil central d'entreprise du 25 avril, précisait Daniel Allibert, son secrétaire (CFDT). La suite dépendra de l'attitude de la direction." Le dossier est entre les mains d'un avocat. A tout hasard.

 
 
 
Faut-il durcir la loi?
 
 
 

  "Je monterai à nouveau au créneau." Le sénateur Philippe Marini (UMP) est tenace. Pas question pour lui de laisser dormir dans un tiroir sa proposition de loi destinée à renforcer la loi Toubon (1994) sur l'usage du français. Cette proposition, adoptée à l'unanimité par le Sénat en 2005, comporte des dispositions visant les entreprises: l'obligation faite au patron de soumettre au personnel un rapport sur l'utilisation de la langue française dans la société; la rédaction en français de l'ordre du jour du comité d'entreprise, ainsi que du procès- verbal consignant les délibérations. Selon Philippe Marini, "il est important de maîtriser l'anglais, mais l'entreprise doit être fière de sa culture et de sa langue d'origine".




(*) Par Anne Vidalie. Article paru dans l’Express du 26/04/07

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Jeudi 26 avril 2007

Des salariés d’AIRBUS ont débrayé hier, après avoir appris qu'ils ne toucheraient ni participation ni intéressement en 2007. De qui se moque – t - on en osant donner des primes de participation de 3/4 € en moyenne bloquées 5 ans ! Il faut arrêter la provocation. De nouveaux débrayages continuent aujourd’hui 26 avril 2007.
  
Airbus : la colère en prime
 
Liberation.fr du 26 avril 2007
 
 
Intéressement pour l'année 2006, payé en 2007 : 0. Participation : 2,82 euros pour un salaire annuel brut de 15 000 euros, 3,14 euros pour un salaire de 30 000. «C'est indécent !» s'étouffe le délégué central CFDT d'Airbus, Pierre-Henri Coat. Les finances de l'avionneur européen ne sont pas au mieux, convient le syndicaliste. Mais tout en bas de l'échelle salariale, le salarié qui a touché 3 200 euros l'an dernier, intéressement et participation confondus, digère mal d'avoir à peine de quoi se payer ce coup-ci une boîte de sardines alors que son ex-PDG, Noël Forgeard, peut quitter la maison avec plus de 8 millions d'euros. Grande première dans le Disneyland social d'Airbus où les syndicats aiment les patrons et vice versa : des débrayages spontanés ont éclaté hier sur divers sites comme l'usine Clément-Ader d'où sortent les A 340.
 
«En vrille».  «Nous ne sommes pour rien dans ces mouvements. Il n'y a pas eu de mot d'ordre», précisent tout de suite CGT, CFDT et Force ouvrière, majoritaire et champion de la «responsabilité». La diffusion par leurs soins des propositions de la direction générale concernant ces primes, faites mercredi matin, a suffi. Hier à la première heure, les salariés d'Airbus avaient eu le temps de réfléchir à la question et de faire le lien avec l'annonce des premières mises en examen des cadres d'EADS, maison mère d'Airbus, pour délit d'initiés : ils avaient vendu leurs actions avant que ne soient rendus publics les retards du 380.
 
«Tout ça part en vrille, c'est le grand n'importe quoi !», surenchérit un cadre FO qui préfère rester anonyme. Lui estime que les petites mains sans lesquelles «les ailes ne seraient plus vissées aux avions» ont assez donné : «Les gros se gavent quand les petits font attention de ne pas faire un jour plein de grève pour ne pas risquer de faire tomber les cadences de production.» 
 
En 2006, 434 avions sont sortis des chaînes. Un record qui devrait être battu en 2007, avec au moins 450 appareils, étant donné les commandes fermes passées. «Les métallos courent dans tous les sens dans les ateliers pour tenir la cadence, reprend le cédétiste Pierre-Henri Coat. Comment la direction générale peut-elle conclure qu'il y a intéressement zéro ?» Un riveteur de l'A 340 résume à sa manière : «J'ai zéro euro d'intéressement pour ce que j'ai produit en 2006 ? Mon intérêt pour la production de 2007 sera égal à zéro.» Il s'étonne lui-même de ce qu'il est en train de dire : «Je n'aurais jamais cru en arriver là chez Airbus...» 
 
«Inadmissible». La prime d'intéressement est forfaitaire : zéro, donc, pour cette année, contre 1 817 euros en 2006. La prime de participation est indexée sur le niveau de salaire. Elle a pu être l'an dernier de 1 447 à 2 178 net selon qu'on touchait 15 000 euros annuels brut ou 40 000. Les syndicats étaient hier en négociation pour que soit au moins distribuée une prime exceptionnelle compensatoire. «La direction générale d'Airbus France nous a encore répété mardi que nos difficultés sont la conséquence d'erreurs managériales», explique Pierre-Henri Coat. Il est «inadmissible» pour les salariés de l'avionneur de ne s'en sortir qu'avec «3 euros et quelque en moyenne», reprend un riveteur, alors que lesdits managers s'en tirent avec ce que chacun d'entre eux «ne gagnera jamais dans toute une vie de travail». 
 
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Jeudi 26 avril 2007


CFDT – CGT – FSU – UNSA – Solidaires – UNEF – UNL 

 

 

LE 1ER MAI 2007,

POUR UN AVENIR DE PROGRES ET DE JUSTICE SOCIALE, POUR LE RESPECT DES LIBERTES, DE LA DEMOCRATIE , POUR LA SOLIDARITE ENTRE LES SALARIES ET LES PEUPLES,POUR LA PAIX

  

 

 

Au lendemain du 1er tour, les organisations syndicales des Bouches du Rhône CGT – FSU – CFDT – UNSA – Solidaires – UNEF – UNL, se félicitent de la participation massive qui reflète un élan citoyen remarquable. Elles se réjouissent du recul électoral de l’extrême droite et de l’importance prise par les questions sociales dans la campagne présidentielle.  

 

Ce 1er mai, situé à la veille d’élections décisives, doit réaffirmer les exigences, les valeurs, les luttes du monde du travail pour bâtir une politique de progrès social et économique qui rompe avec les politiques suivies ces dernières années.  

 

Cela passe par :  

 

1 - une autre répartition des richesses qui permette une amélioration du pouvoir d’achat (salaires, pensions, retraites) et assure une société plus solidaire, 

 

2 - une politique favorisant véritablement l’emploi, mettant un terme  aux licenciements et à la précarité,  

 

3 - un coup d’arrêt à la déréglementation des garanties collectives, à la criminalisation du mouvement social, aux attaques contre le droit du travail, le droit de grève,  

 

4 - une politique qui assure l’accès aux droits fondamentaux  (santé, logement, énergie, transport), un haut niveau de protection sociale pour tous et la priorité à l’éducation et à la formation, 

 

5 - le développement et l’amélioration des Services Publics nécessaires à la cohésion sociale et au développement de notre département. 

 

A l’opposé des politiques répressives et sécuritaires, nous revendiquons l’extension des droits et libertés, la priorité à la prévention plutôt qu’à la répression, la lutte contre les discriminations, le racisme, la xénophobie, la régularisation des Sans Papiers et l’arrêt de la répression.  

 

Le mouvement social et syndical est porteur de valeurs de démocratie, de justice, de progrès social, de laïcité, d’avenir pour une Europe sociale et solidaire, pour un monde plus juste. Nous appelons les salariés à se mobiliser et à se positionner en cohérence avec ces valeurs, pour conquérir de nouveaux droits, pour assurer un avenir de progrès au monde du travail (actifs et retraités) et à la jeunesse.  

 

Les Unions Départementales CFDT – CGT – FSU – UNSA – Solidaires – UNEF – UNL appellent les salariés, les jeunes, les retraités, les privés d’emploi, à participer massivement à la  

 

MANIFESTATION DU 1er MAI à MARSEILLE

 10 H 30 – PORTE D’AIX

 

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Mercredi 25 avril 2007

1er mai 2007, un temps fort de la mobilisation
 
 
Cher(e)s Camardes,
 
Le 1er mai situé entre les 2 tours de l’élection présidentielle revêt une signification particulière. La CFDT sera présente à travers ses syndicats et Unions Locales pour mettre en exergue les revendications et actions que nous portons et avons menées. Des secteurs particulièrement doivent seront devant la scène : les employés du Commerce, les salariés de l’Agro Alimentaires et plus particulièrement les salariés Agricole, le Maritime (port et marins), la Métallurgie.
 
Le Bureau de l’Union Départementale du 19 avril appelle donc tous ses syndicats à se mobiliser pour cette manifestation qui sera unitaire. Un service d’ordre CFDT conséquent devra être mis en place (environ 40 militants) pour éviter et prévenir tout problème.
 
 
La manifestation sera Départementale à Marseille
RDV A 10 H 30 A LA PORTE D’AIX
(LE CORTEGE SE DIRIGERA VERS CASTELLANE)
 
 
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